Les coupures d’internet décidées par les gouvernements africains coûtent cher aux économies nationales

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(jeuneafrique) – L’organisation internationale Cipesa vient de publier les résultats de son enquête sur les conséquences économiques des coupures internet décidées par les gouvernements africains. L’Éthiopie, la RDC et le Cameroun arrivent en tête du palmarès, avec des dizaines de millions de dollars de manque à gagner.

46 millions de dollars, soit 39 millions d’euros. C’est au minimum ce qu’aurait coûté à la RDC les coupures d’internet, selon les calculs de Cipesa, une organisation de promotion des TIC (Technologies de l’information et de la communication) en Afrique orientale et en Afrique australe.

« Kinshasa a été l’un des premiers gouvernements à mettre en place ces pratiques », note l’organisation basée à Kampala, en Ouganda, qui a rendu publics le 29 septembre les résultats de son étude sur l’impact économique des coupures d’internet en Afrique subsaharienne depuis 2015.

Pour chiffrer les pertes subies par l’économie, l’étude prend en compte les incidences directes de l’arrêt des activités digitales, mais aussi les effets indirects : perte de confiance des investisseurs, coûts supplémentaires pour l’ensemble des entreprises privées de télécommunications…

Quatre-vingt-treize jours consécutifs de black-out au Cameroun

Si la palme revient à l’֤Éthiopie, où les trente-six jours d’interruption totale de tous les réseaux et les sept jours de coupure des réseaux sociaux ont fait perdre 132,1 millions de dollars au pays, il faut également noter les quatre-vingt-treize jours consécutifs de black-out subis par les régions anglophones du Cameroun à compter du 16 janvier, qui auraient occasionné 38,8 millions de dollars de pertes. Le gouvernement espérait ainsi minimiser l’impact de la crise qui secouait alors le nord-ouest et le sud-ouest du pays. Pendant plus de trois mois, population et entreprises locales avaient dû recourir au « système D » pour continuer leurs activités. Il avait fallu attendre le 20 avril pour que le président Paul Biya ordonne le rétablissement des connexions. Lire la suite…

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